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L'IA générative et l'évolution du travail des salariés.

  • Photo du rédacteur: Franck Negro
    Franck Negro
  • 22 févr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 janv.

Au moment où beaucoup s’inquiètent des effets de l’IA sur l’emploi et le marché du travail, deux chercheuses, Marion Beauvalet (université Paris-Dauphine-PSL) et Lucie Rondon du Noyer (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement, Cired), alertent, dans une tribune publiée dans Le Monde le 18 février 2025, sur les risques qu’une adoption massive de l’IA générative pourrait faire peser sur la qualité du travail des salariés. Pour les auteures de la tribune, le véritable enjeu se situe moins du côté d’un « remplacement massif des salariés par des machines à penser » que dans la manière dont la coexistence entre les salariés et les applications d’IA générative sera organisée au sein des organisations. En d’autres termes — et c’est ce que révélaient déjà les grèves des scénaristes et des comédiens d’Hollywood des 2 mai et 13 juillet 2023 —, quelle sera la qualité des nouveaux emplois transformés par l’IA par rapport aux anciens, à l’heure où ce sont les professions intellectuelles et créatives qui semblent les plus affectées par ces évolutions ? Que va-t-il également advenir du savoir-faire de nombreuses professions dont tout l’intérêt et les motivations reposent précisément sur l’acquisition et la mise en œuvre de ces compétences ? La question n’est pas nouvelle, puisque, comme le rappellent à juste titre les deux auteures, elle se posait déjà chez des penseurs tels que Karl Marx et Friedrich Engels au moment du mouvement de mécanisation du travail humain et de la production de biens et de services lors de la première révolution industrielle.


Si la question du futur du travail et de l’emploi à l’ère de l’intelligence artificielle — qu’elle soit dite faible ou forte — constitue aujourd’hui l’un des principaux champs de recherche, elle devra également être abordée en termes de transferts de connaissances et de savoir-faire. Ces derniers pourraient se traduire, à terme, non seulement par des pertes de capacités cognitives, telles que le raisonnement, la résolution de problèmes ou la maîtrise du langage, mais aussi par des effets significatifs sur l’intérêt et les motivations au travail, qui constituent l’une des questions centrales de la théorie managériale depuis sa fondation au début du XXᵉ siècle. On n’en a, décidément, jamais totalement fini avec Marx… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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